Contre les discriminations, les Britanniques s’appuient sur l’appartenance ethnique
Par Sylvie HUILLET le vendredi 17 août 2007, 18:50 - emploi - Lien permanent
Selon l’article de Léa DELPONT publié ce mois ci dans la revue METIS le taux d’emploi des personnes issues des minorités ethniques stagne à moins de 60%, 74,8% pour les « blancs ».
« Au rythme des progrès actuels, un jeune chômeur noir aura l’âge de la retraite, dans 45 ans, quand il pourra espérer les mêmes opportunités de travail qu’un Blanc ! » nous dit-elle.
Selon l’article de Léa DELPONT publié ce mois ci dans la revue METIS le taux d’emploi des personnes issues des minorités ethniques stagne à moins de 60%, 74,8% pour les « blancs ».
« Au rythme des progrès actuels, un jeune chômeur noir aura l’âge de la retraite, dans 45 ans, quand il pourra espérer les mêmes opportunités de travail qu’un Blanc ! » nous dit-elle.
La loi sur l’interdiction des discriminations dans le travail date de 1986, et depuis de nombreuses années les britanniques utilisent le principe du « monitoring » ethnique, qui consiste à mesurer la représentation des personnes d’origine étrangère afin de corriger les inégalités. Les anglais sont visiblement habitués à remplir la case « origine ethnique » dans les différents formulaires des administrations.
Depuis 2003, les organismes publics (ministères, hôpitaux, écoles,…) ont l’obligation d’inclure ce critère dans leurs statistiques pour démontrer, chiffres à l’appui, leur engagement en faveur de l’égalité raciale. La dernière initiative consiste à mesurer l’origine ethnique des bénéficiaires de l’allocation chômage.
Malgré les différents dispositifs, et les données statistiques nombreuses, le chômage des minorités ethniques (8% de la population, 30% à Londres) est deux fois plus élevé que la moyenne nationale (11,2% contre 5,2%).
Les causes sont semble-t-il identifiées : le manque de qualifications chez les jeunes en échec scolaire, le regroupement géographique dans des zones où les opportunités d’emplois sur place sont faibles, et les réseaux de transport et d’information sont déficients, et le racisme latent. Mais les solutions ne semblent pas suffire pour parvenir à l’égalité des chances.